Syndrome du sauveur : quand aider les autres conduit à s'oublier

 

Est-ce que vous êtes ce genre d’homme ou de femme qui aide tout le monde ?
Est-ce que vous êtes ce gentil, cette gentille qui est toujours là pour les autres ?

Bien souvent, ce costume de sauveur que nous adoptons nous est gentiment transmis dans l’enfance, par l’un de nos parents.

Le parent en question ne l’a pas forcément fait en pensant à mal. Il peut s’agir de la mère dépressive chronique qui n’a pas consulté et dont l’enfant a toujours été un appui pour l’éviter de sombrer.

Mais quelquefois, on finit par confondre le rôle qu’on a, que les autres nous ont attribué, avec qui on est réellement.

Et ce fonctionnement qui nous a lié à notre parent, nous le reproduisons, pensant, souvent inconsciemment, que nous sommes aimés pour ça.

Évidemment, énergétiquement, les autres le perçoivent rapidement, ce qui fait que le sauveur va attirer à lui des victimes, ce qui le confortera dans ce rôle, ce qui nous amène à ce qu’en analyse transactionnelle, on nomme « un jeu psychologique

À quoi ça mène?

Dans une relation normale, j’entends par là une relation saine, vous allez vous épuiser à donner, tant que vous n’aurez pas compris qu’on ne peut pas aider celui ou celle qui n’a peut-être pas envie de l’être. Et d’ailleurs, vous donnez toujours, sans retour, parce que les victimes ne vous voient même pas comme une personne qui peut aussi avoir besoin d’être écoutée et aidée. Vous, vous êtes le sauveur, c’est tout.

Vous prenez aussi le risque de vous entendre dire : « Mais enfin, je ne t’ai jamais rien demandé », ce qui sera sûrement vrai.

D’ailleurs, sachez qu’en voulant régler les problèmes des autres à leur place, vous leur retirez la possibilité de faire ce travail eux-mêmes, et la satisfaction qui en résulte.

Je disais donc dans une relation saine, parce que lorsque vous avez en face de vous un manipulateur, ou une manipulatrice, celui-ci va directement s’engouffrer dans vos failles. Parce que si vous, vous n’avez pas fait le job pour aller comprendre vos fonctionnements inconscients, le ou la toxique en face, c’est un malin ou une maligne.

Celui-ci va utiliser ça contre vous. Puisque vous donnez tant, il va prendre. Puisque vous aimez vous sentir utile, il va vous utiliser, quelquefois financièrement. Il ou elle vous laissera croire que votre place dépend de votre utilité. Si vous refusez de céder, il jouera la carte de la culpabilité : « Moi qui pensais que tu étais gentil ! »

Vous, même quand vous aurez enfin compris, vous aurez pourtant du mal à quitter la relation, parce que vous aurez tellement investi dans le lien (souvent des années d’emprisonnement). Votre vie, votre identité, votre famille, vos investissements financiers, tout sera lié à cette personne.

 

Quelques précisions

On ne sauve pas les autres malgré eux.
Dans une relation, on n’est pas obligé d’être utile à l’autre.
Une relation se construit à deux, pas à sens unique. Je donne, tu prends. Le soutien doit exister dans les deux sens.
Dans une relation saine, il n’y a pas d’intérêt caché.
Être nécessaire à l’autre ne veut pas dire être aimé.
Demander ne fait pas de vous quelqu’un d’exigeant. Vous avez aussi des besoins, sachez les exprimer et les faire respecter.
Agissez pour vous, sans culpabiliser.
Dans un couple sain, on n’oblige pas l’autre.
Chacun porte ses propres responsabilités, on ne fait pas payer l’autre pour ses propres erreurs.
Aimer ne doit pas être une punition.
Si vous vous sentez malheureux ou malheureuse dans votre relation, ce n’est pas de l’amour, c’est une contrefaçon, reposez-moi ça tout de suite.

Un jour, j’ai posé la question à quelqu’un : « Qu’est-ce que c’est pour toi être en couple ? » Cette personne m’a répondu : « C’est prendre soin de l’autre. »

J’avais à l’époque trouvé ça vrai, mais j’avais aussi trouvé ça limité, puisqu’il n’avait pas ajouté : « Et que l’autre prenne soin de moi. »

Je dirais donc que pour moi, être en couple, c’est être encore plus libre et encore plus épanouie que lorsqu’on est seul, grâce à une personne qui nous encourage à être la meilleure version de nous-mêmes.

Parce que oui, être heureux en couple, ça commence par se sentir déjà pleinement heureux seul, et à ce moment-là, la relation à l’autre peut être la cerise sur le gâteau.

Si vous vous reconnaissez dans ce fonctionnement et qu’il vous fait souffrir dans vos relations, il est possible de travailler sur ce qui vous conduit à toujours faire passer les besoins des autres avant les vôtres. Dans mon accompagnement à proximité d’Aubenas en Ardèche, j’utilise notamment l’hypnosehttps://xn--vroniquefleurdersilience-bfcp.com/hypnose-aubenas/ et l’EMDRhttps://xn--vroniquefleurdersilience-bfcp.com/emdr/ en fonction de votre situation et de votre histoire.

Prenez soin de vous ! Vous êtes sacrément important !