STRESS POST-TRAUMATIQUE ET STRESS POST-TRAUMATIQUE COMPLEXE



STRESS POST-TRAUMATIQUE




Celui-ci apparait en étant exposé à la mort, la mort réelle ou une menace de mort,
une blessure grave réelle ou menaçante,
des violences sexuelles réelles ou menaçantes. Tout ceci, d’une ou de plusieurs, des façons suivantes :
1/En étant directement exposé.
2/En étant témoin direct d’un ou plusieurs événements survenus à d’autres
personnes.
3/En apprenant qu’un ou plusieurs événements sont arrivés à un membre de la
famille proche ou à un ami proche.
Ces morts ou menaces de morts concernant un proche ont été accidentelles ou
violentes.
4/en étant exposé de manière répétée ou extrême aux caractère aversif du ou des
événements traumatiques. (ex: pompier rassemblant des restes humains, policier
exposé à des faits d’abus sexuel sur des enfants).

Pour exemple : On peut donc être en ESPT (état de stress post traumatique)
après un accident grave de la route ou après en avoir été témoin, après un viol,
après un attentat, en étant un soldat qui rentre du front, en étant un policier, un
secouriste, un gendarme dans l’exercice de ses fonctions. Mais aussi quand on a
perdu un de ses proches de manière violente ou accidentelle.
L’ESPT n’est pourtant pas systématique, il dépend de la personne, de son vécu, qu’elle soit entourée, soutenue ou pas, et surtout de ce que l’événement vient générer chez elle. Un policier même aguerri qui intervient sur les lieux d’un accident dans lequel plusieurs jeunes sont décédés, alors que lui-même est père d’adolescents sera plus sensible à la situation et potentiellement plus à risque (ceci reste un exemple).



QUELS SONT LES SYMPTÔMES?




-Souvenirs répétitifs, involontaires et envahissants de l’événement traumatique,
provoquant un sentiment de détresse

NB : chez des enfants de plus de six ans on peut observer un jeu répétitif
exprimant des thèmes ou des aspects du traumatisme.

-Rêves répétitifs provoquant un sentiment de détresse dans lesquels le contenu
et/ou l’affect du rêve sont liés à l’événement/aux événements traumatiques
NB : Chez les enfants il peut y avoir des rêves effrayants sans contenu
reconnaissable.

-Impression soudaine « comme si » l’événement allait se reproduire.
NB : Chez les enfants on peut observer des reconstitutions spécifiques du
traumatisme au cours du jeu.

-Sentiment intense de détresse psychique lors de de l’exposition à des indices
internes ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l’événement
traumatique en cause.

-Réactions physiologiques « le corps parle », lors de l’exposition à des indices
pouvant évoquer ou ressembler à un aspect de l’événement traumatique en
cause.

-Effort pour éviter les pensées, les sentiments et les conversations associés un
traumatisme.

-Efforts pour éviter les activités, les endroits, les gens qui éveillent les souvenirs
du traumatisme.

-Incapacité de se rappeler d’un aspect important du traumatisme.

-Réduction nette de l’intérêt pour des activités importantes ou réduction de la
participation à ces mêmes activités.

-Sentiment de détachement d’autrui ou de devenir étranger aux autres.

-Réduction des affects, des émotions.

-Sentiment d’avenir bouché.

-Difficulté d’endormissement ou sommeil irrégulier.

-Irritabilité ou accès de colère.

-Difficulté de concentration.

Hyper-vigilance, anxiété accrue.

-Sursauts, tremblement, transpiration excessive.

-La personne victime de stress-post-traumatique peut ressentir des symptômes
dissociatifs :
-Dépersonnalisation : Expériences persistantes de se sentir détachée de soi,
comme si on était un observateur extérieur de ses processus mentaux ou de son
corps, sentiment d’être dans un rêve.
-Déréalisation : Expériences persistantes d’un sentiment d’irréalité de
l’environnement, éloigné ou déformé.

Pour pouvoir parler de trouble de stress-post-traumatique plusieurs critères
doivent être remplis :
La perturbation dure plus d’un mois. Elle entraîne une souffrance cliniquement
significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans
d’autres domaines importants. La perturbation n’est pas imputable aux effets
physiologiques d’une substance, médicaments, alcool ou à une autre affection
médicale.



STRESS POST -TRAUMATIQUE COMPLEXE




C’est un trouble distinct pouvant être associé à des violences prolongées.
Durant l’enfance
certaines personnes ont vécu dans des maisons ou des familles qui sont
dépourvues d’amour et parfois dangereuses. Lorsqu’on s’est senti indésirable, mal
aimé.e, rejeté.e, détesté.e ou méprisé.e, le traumatisme peut être profondément
ancré dans l’esprit et dans le corps. On peut parler alors de stress post-traumatique-complexe, mais l’ESPT complexe n’est pas réservé aux traumatismes de l’enfance. La personne peut aussi par exemple sortir d’une relation toxique, de violences dans le couple.



SYMPTÔMES




Les caractéristiques gênants et continus peuvent être, selon différentes sources :
-Des flashbacks émotionnels : Par exemple lors d’une dispute avec votre
partenaire, vous vous retrouvez soudain comme un petit enfant, terrifié, prostré,
incapable de réagir, comme en régression vers toutes les fois où votre parent
vous a maltraité, vous laissant dans un état d’impuissance totale.
-La honte toxique/le fort critique intérieur : Un mépris absolu de soi-même, on se
sent laid, repoussant, stupide, on a beau réussir socialement, être considéré par
son entourage comme quelqu’un de beau et d’intelligent, on se voit comme dans
le regard meurtrier de son parent traumatisant.
-L’abandon de soi.
-L’anxiété sociale.
-Le sentiment de solitude et d’abandon.
-Une estime de soi fragile.
-Des désordre de l’attachement (dépendance affective, évitement, attachement
insécure, panique de l’abandon)
-Arrêt du développement.
-Difficultés relationnelles.
-Vacillations radicales de l’humeur.
-Réactions lutte/fuite.
-Hypersensibilité aux situations stressantes.
-Dissociation, se détacher de soi via des distractions ou des processus mentaux.
-Incapacité à se souvenir d’informations personnelles importantes.
-Des idées suicidaires.
-Les addictions à des substances et à des processus peuvent aussi être reliées à l’espt complexe.
Ces mal adaptations constituent des tentatives pour apaiser et éloigner la douleur mentale, émotionnelle et physique du stress-post-traumatique
complexe.
Si je me réfère à Pete Walker psychothérapeute et auteur de l’ouvrage « Le trouble de stress post-traumatique complexe » ( Cette description et donné à titre d’information, puisque cette liste des différents types n’est par ailleurs pas confirmée ni par le DSM ni par la CIM)
Les enfants en état de stress post traumatique complexe suite à des maltraitances, puis ces mêmes enfants
devenus adultes fuiraient symboliquement la douleur et leur crainte de l’abandon de
différentes façons. Selon lui quatre comportements types existent dans lesquels la victime
se positionnera afin de se protéger, elle peut opter pour un seul des
comportements, mais aussi plusieurs, selon les situations et les personnes. Une
personne peut être tyrannique au travail, et être totalement asservit dans son
couple.
– Type 1 : Narcissique, explosif, contrôlant, il tente d’asservir les autres, il se
croit tout permis, tyrannique, chef détenant un pouvoir absolu, hyperactif,
énervement, hyper investissement professionnel, exige la perfection,
indifférent vis-à-vis des normes sociales, troubles du comportement voire
sociopathe.
Points positifs : Courage, intrépidité, leadership, affirmation de soi.
– Type 2 : Obsessionnel compulsif, obstination, concentration intense, TOC,
paniqué, précipitation, inquiétude, fuit la douleur, accro à l’adrénaline, docile,
perfectionniste, TDAH, troubles de l’humeur, management abusif, addictions
au sexe, à la séduction, achats compulsifs, addictions à l’alcool, aux opiacés
et autres calmants.
Points positifs : Prise de recul saine, assiduité, persévérance.
-Type 3 : Dissociatif, catatonie (mutisme ou agitation voire violence), rêverie,
crispé, dissimulateur, camouflage, s’isole, reste devant la télé, ermite,
déconnecté, peur de la réussite, TDA, sarcastique, victime de violences
domestiques.
Points positifs : Conscience aigüe, sang-froid, paix, présence.
-Type 4 : Co dépendant, service, servitude, obséquieux, prosternation
devant l’autre, s’aplatit ne dit jamais non, ne montre rien pour ne pas se
montrer vulnérable, perte de soi, veut plaire à tout le monde, esclave,
perfectionnisme social, enfant parentifié, flatteur, docile, ne s’affirme pas,
auto-abnégation, peur d’exprimer ses droits et ses besoins, impuissance
apprise, obsédé par la propreté.
Points positifs : Amour et service, compromis, écoute, équité, pacification.

Pour conclure

Quoi qu’il en soit, la présence de certains de ces symptômes ne permet pas à elle seule de conclure à un ESPT ou à un ESPT complexe et un diagnostic relève d’un professionnel habilité à le poser.

Si vous vous reconnaissez entièrement ou partiellement dans l’un de ces
types de personnalités ou dans plusieurs, que vous êtes en état de
souffrance, vous pouvez être aidé.
PRENEZ SOIN DE VOUS? VOUS ÊTES IMPORTANT!

 

Maître praticienne en hypnose, praticienne en emdr, formée en psychotraumatologie, je vous reçois en consultation à Aubenas en Ardèche. 

nounours posé au sol

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