L'état de stress post- traumatique

 

 

Celui-ci apparait en étant exposé à la mort, à une menace de mort, à une blessure grave, des violences sexuelles. L’ESPT s’installe lorsqu’il y a une menace à son intégrité physique, à celle d’un proche ou lorsqu’on est témoin. On a cru mourir, on a eu peur de mourir. Tout ceci, d’une ou de plusieurs, des façons suivantes :

 

1/En étant soi-même directement exposé.

2/En étant témoin direct d’un ou plusieurs événements survenus à d’autres personnes.

3/En apprenant qu’un ou plusieurs événements sont arrivés à un membre de la famille proche ou à un ami proche.

4/En étant exposé de manière répétée ou extrême au caractère aversif du ou

des événements traumatiques. (ex: pompier rassemblant des restes humains,

policier exposé à des faits d’abus sexuel sur des enfants).

 

On peut donc être en ESPT (état de stress post- traumatique) après un accident grave de la route ou après en avoir été témoin, après un viol, après un attentat, en étant un soldat qui rentre du front, en étant un policier, un secouriste, un gendarme dans l’exercice de ses fonctions, mais aussi quand on a perdu un de ses proches de manière brutale du covid etc… Toute situation qui nous confronte à la mort de manière brutale et qui nous fait nous sentir dans un état d’impuissance ou d’horreur, est susceptible de déclencher un ESPT.

L’ESPT n’est pourtant pas systématique, il dépend de la personne, de son vécu, du fait que sa vie soit plutôt équilibrée ou pas. Que la personne soit entourée, soutenue ou pas, qu’elle arrive à s’exprimer sur l’événement, et surtout de ce que l’événement vient générer chez elle. Un policier même aguerri qui intervient sur les lieux d’un accident dans lequel plusieurs jeunes sont décédés, alors que lui-même est père d’adolescents sera plus sensible à la situation et potentiellement plus à risque qu’un de ses collègues.

 

LES SYMPTOMES DU STRESS-POST-TRAUMATIQUE

 

-Souvenirs répétitifs, involontaires et envahissants de l’événement traumatique, provoquant un sentiment de détresse.

NB : chez des enfants de plus de six ans on peut observer un jeu répétitif exprimant des thèmes ou des aspects du traumatisme.

 

-Rêves répétitifs provoquant un sentiment de détresse dans lesquels le contenu et/ou l’affect du rêve sont liés à l’événement/aux événements traumatiques

NB : Chez les enfants il peut y avoir des rêves effrayants sans contenu reconnaissable.

 

-Impression soudaine, comme si l’événement allait se reproduire.

NB : Chez les enfants on peut observer des reconstitutions spécifiques du traumatisme au cours du jeu.

 

-Sentiment intense de détresse psychique lors de de l’exposition à des indices ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l’événement traumatique en cause.

 

-Réactions physiologiques, le corps parle lors de l’exposition à des indices pouvant évoquer ou ressembler à un aspect de l’événement traumatique en cause.

 

-Effort pour éviter les pensées, les sentiments et les conversations associés au traumatisme.

 

-Efforts pour éviter les activités, les endroits, les gens qui éveillent les souvenirs du traumatisme.

 

-Incapacité de se rappeler d’un aspect important du traumatisme.

 

-Réduction nette de l’intérêt pour des activités importantes ou réduction de la

participation à ces mêmes activités.

 

-Sentiment de détachement d’autrui ou de devenir étranger aux autres.

 

-Réduction des affects, des émotions.

 

-Sentiment d’avenir bouché.

 

-Difficulté d’endormissement ou sommeil irrégulier.

 

-Irritabilité ou accès de colère.

 

-Difficulté de concentration.

 

Hypervigilance, anxiété accrue.

 

-Sursauts, tremblement, transpiration excessive.

 

-La personne victime de stress post-traumatique peut ressentir des symptômes dissociatifs :

. Dépersonnalisation : Expériences persistantes de se sentir détachée de soi, comme si on était un observateur extérieur de ses processus mentaux ou de son corps, sentiment d’être dans un rêve.

. Déréalisation : Expériences persistantes d’un sentiment d’irréalité de l’environnement, éloigné ou déformé.

. Amnésie pour certains événements ou période.

. Sentiment de ne pas être soi-même.

 

La victime d’ESPT peut avoir l’impression de perdre la tête et ne pas oser parler, et effectivement certains troubles peuvent faire penser à des pathologies psychiques, d’où l’importance de mettre des mots sur ses symptômes. Si vous ou l’un de vos proches êtes concernés, vous pouvez être aidé, des techniques de prise en charge existent, l’EMDR est l’une d’elle. N’hésitez pas à me contacter.

 

*Ces informations sont issues en grande partie de mes cours en

Psychotraumatologie, je remercie chaleureusement et respectueusement

L’École de Psychologie Clinique d’Aix en Provence et plus particulièrement

Monsieur Joël Allou.

dessin d'un homme qui prend sa tête entre ses mains